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Lundi 5 juin 2006 1 05 /06 /Juin /2006 19:36

Article vu dans l'actualité française aujourd'hui:

Le lundi de Pentecôte est resté placé pour la deuxième année sous le signe de la confusion, le Premier ministre reconnaissant que cette journée de solidarité était "améliorable", alors que syndicats et professionnels réclament une remise à plat du financement de la dépendance. (...)
Après le tollé qu'avait provoqué sa mise en place l'an dernier, la journée de solidarité en faveur des personnes dépendantes -- qui vise à dégager 2 milliards d'euros par an -- a été assouplie en juillet 2005.

Les partenaires sociaux ont désormais la possibilité de choisir la date de cette journée travaillée et non rémunérée et c'est seulement faute d'accord que la journée travaillée reste fixée au lundi de Pentecôte.

Du coup, environ 60% des Français, et près d'un salarié sur deux dans le secteur privé, n'ont pas travaillé ce lundi, que leur entreprise ou leur administration soit fermée ou qu'ils aient pris un jour de congé ou de RTT.

Dans les aéroports et à la SNCF, l'activité était normale, mais le lundi était chômé à La Poste et certains médecins ont fermé leurs cabinets.

Les chauffeurs-routiers n'avaient pas le droit de circuler, le gouvernement ayant choisi de "privilégier la sécurité" pour ce week-end traditionnellement chargé sur les routes.

Pour ceux qui travaillaient, le casse-tête a commencé par la garde des enfants, alors que les écoles étaient fermées dans tout le pays.

Il s'est poursuivi dans les transports en commun, en service réduit ou perturbé par des grèves, comme à Lyon, Marseille, Toulouse ou encore en Gironde. (..)

Toute la journée, la polémique a rebondi sur l'équité de la mesure et sur l'utilisation des fonds dégagés.

"Sur une journée travaillée en plus, seule une demi-heure est consacrée à financer l'augmentation du personnel dans les établissements et les services à domicile", a calculé le président de l'Adehpa (maisons de retraite), Pascal Champvert.

Les syndicats se sont, eux, insurgé contre une mesure financée par les salariés, mais ni par les professions libérales et indépendantes, ni par les revenus du capital ou du patrimoine.

Par Didier - Publié dans : Actualités
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